Dans la course longue, on définit 3 niveau d’intensité:

1er niveau: 1er essoufflement, les élèves peuvent parler en courant. Se pratique de 6 à 12 ans. On pratique l’activité durant 40 à 60 min en alternant temps de récupération long et cycle de course. L’objectif est de développer l’endurance fondamentale.

2ème niveau intervient au deuxième essoufflement. Le travail dure de 20 à 30 minute et vise le développement de la capacité aérobie. Il se pratique de 8 à 15 ans.

3ème niveau: l’acquisition d’une puissance aérobie afin d’atteindre une vitesse max aérobie.  ou VMA. Cela n’est pas à pratiquer au sein de l’école ou du collège, et relève de la pratique sportive.

 

C’est le premier niveau qui est travaillé à l’école.

Les 3 grands axes de développements:

  1. La respiration: l’élève doit ventiler par la bouche, expirer de façon longue et continue. Il doit solliciter la respiration abdominale et adopter un rythme régulier.
  2. La foulée: les appuis sont en plante, en montée il faut monter les genoux, .. on peut proposer aux élèves en variante d’allonger les foulées, de les raccourcir, de courir sans bruit ou à reculons.. pour leur permettre de prendre conscience de leur foulée.
  3. Les bras: laisser les épaules basses, relâcher les mains (test du papier enroulé dans la main qui ne doit pas finir froisser) balancer spontanément et souplement les bras. Pour sensibiliser les élèves, on peut leur proposer de courir main sur la tête ou dans le dos ou bras croisés.

L’élève doit être capable de :

Courir ensemble. Par exemple l’enseignant divise à la classe en plusieurs groupes de 4 à 5 élèves chacun. Il place plusieurs plots ( autant que de groupes) , à bonne distance, sur un cercle imaginaire où il se placera au centre. Chaque groupe doit partir, faire le tour du cône et revenir ( en groupe/ ensemble), l’enseignant pose une question/ devinette ou raconte un bout d’histoire et le groupe repart en réfléchissant à la question.

Maintenir son rythme dans la durée/ travailler son endurance fondamentale. Par exemple la course à l’horloge.

Respirer amplement et régulièrement en construisant une posture de coureur.

 

En CM surtout: trouver une allure plus soutenue et maintenue sur la durée, changer d’allure.

 

 

 

 

Les comportements observés.

On retrouve les même difficultés que dans l’activité courir vite  mais de plus on observe que l’élève:

  • a le regard fixé sur l’obstacle
  • piétine devant l’obstacle,
  • s’affaisse et ralentit après,
  • effectue des sauts au lieu de foulées.

Attendus et remédiations

L’élève doit être capable de :

  • s’adapter à tout intervalle inter-obstacles. Par exemple: demander aux élèves de courir sur 40 m en ligne droite avec 4 ou 6 obstacles plats à intervalles irréguliers. Remplacer par des obstacles plus élevés.
  • construire un rythme de course quand les intervalles sont réguliers. Proposer un parcours avec 2 appuis intermédiaires ce qui donne un rythme telque: et HOP et HOP.. En maternelle on choisira un objet bas et souple, en C2 un objet de 30 cm de hauteur et en C3 50 cm .
  • conserver la vitesse malgré les obstacles. Matérialiser un zone interdite devant l’obstacle, latte, tapis, trait au sol..

 

Objectif de l’activité:

Amener le témoin d’un point à un autre le plus vite possible en se relayant à plusieurs

Les comportements les plus fréquemment observés

Le temps de réaction est trop long au départ. L’élève ne court pas droit. Il a des mouvements désordonnés. Il a des appuis bruyants, piétine, attaque du pied à plat ou sur le talon. Il ralentit avant la ligne d’arrivée .. comme dans la course de vitesse.

De plus, le relayeur regarde en arrière, le corps est mal orienté. Le relayeur éprouve des difficultés à évaluer le moment où il doit démarrer.

Le relayé ralentit ou s’arrête avant le passage du témoin. La prise de l’engin est crispée.

Les deux coureurs ont une mauvaise coordination aux moments de la transmission du témoin. Le passage se fait du bas vers le haut.

 

Attendus et remédiations

L’élève doit être capable de:

  •  se mettre en action pour recevoir le témoin de son partenaire. 

Tâche: Le relayé transmet le témoin le plus rapidement possible au relayeur. Ce dernier est prêt à partir  dès qu’il a le témoin. Si le relayé a le témoin dans la main gauche, tendre la main droite ou vice-versa.

Il est donné comme consigne aux élèves que l’élève n°1 passe le témoin au n°2 puis se place derrière n°8 et n°2 passe au n°3…

 

  • se mettre en action pour recevoir le témoin du partenaire en respectant une zone de transmission

Attention à la sécurité :si les zones de passage de témoin sont parallèles. Prévoir des couloirs de retours.

IL s’agit pour le relayé de transmettre le témoin le plus rapidement possible à l’intérieur de la zone et pour  le relayeur de prendre le témoin en course avant la sortie de zone.

Il faut faire varier les distantes de la zone de transmission, échanger les partenaires, travailler sur la linéarité de la course.

 

  • transmettre me témoin au max de la vitesse avec un geste adapté.

Jouer au jeu du chat et de la souris. Le chat dispose d’une zone de départ d’un mètre de long. Cette zone est séparée de 3 mètres de celle de la souris. Cette dernière doit parcourir les 20 mètres sans être touchée.

Le signal de départ de la souris est le moment où le chat a soulevé le pied pour entamer sa course.

 

 

 

Les objectifs à atteindre lors de l’activité

Pour courir vite un élève doit être capable de :

  • réagir vite à un signal,
  • courir en ligne droite,
  • courir grand (amplitude, fréquence de la foulée)
  • courir le plus vite possible et passer la ligne sans ralentir.

Les comportements les plus courants observés

  • Le temps de réaction est trop long au départ
  • L’élève ne court pas droit.
  • Les mouvements de l’élèves sont désordonnés.
  • Les appuis sont bruyants.
  • L’élève ralenti avent la ligne d’arrivée.

Les remédiations

  • Réagir vite à un signal: le signal peut être sonore, visuel ou tactile (tape, transmission d’objet). On faire les mouvements des bras accompagnés (de ouverts à fermés)  des mots   » a vos marques, prêts, partez! »
  • Courir en ligne droite:  dans des couloirs en entonnoirs , dans des couloirs + ou – longs. Pour améliorer le courir droit il faut insister sur : l’orientation du regard dans l’axe, le maintien des bras dans l’axe et des pieds dans l’axe.
  • Courir le plus vite possible:
  1. jeu de course à la rencontre : un couloir par binôme, chaque élève part d’un bout d’un couloir de 20  à 30 m et le but du jeu est de parcourir le plus de distance possible pour gagner.
  2. le jeu chameau chamois: https://www.youtube.com/watch?v=eZ2vUSLGbSk  avec une variante partir dos à dos.
  3. les lions et les gazelles: http://videos.education.fr/MENESR/eduscol.education.fr/2016/Ressources2016/videosmai/Ars_activite_des_eleves.mp4
  • Améliorer la foulée: mettre en place un parcours à lattes c’est à dire un couloir avec des lattes dont les espacements sont réguliers, puis irréguliers,puis progressif et dégressif. La consigne à donner aux élèves est de courir vite sans rebondir. 

 

Au cycle 1: Agir dans l’espace, dans la durée et sur les objets

Il s’agit pour l’élève de découvrir  les différentes façon de courir, sauter et lancer. Au cycle 1, l’enfant s’engage dans l’activité dans la  durée. Il apprend à adapter son geste pour donner des trajectoires différentes à des projectiles variés. Il ajuste ses actions et déplacements en fonction de la trajectoire de l’objet qu’un autre lui envoie. Il trouve la manière la plus efficace pour mieux atteindre les buts proposés.

 

Rappelons que courir vite au cycle 2 et 3 c’est « Produire une performance maximale, mesurable à échéance donnée. »

Au cycle 2:

Attendus de fin de cycle

  • Courir, sauter, lancer à des intensités et des durées variables dans des contextes adaptés.
  • Savoir différencier : courir vite et courir longtemps / lancer loin et lancer précis / sauter haut et sauter loin.
  • Accepter de viser une performance mesurée et de se confronter aux autres.
  • Remplir quelques rôles spécifiques.

Compétences travaillées pendant le cycle

  • Transformer sa motricité spontanée pour maîtriser les actions motrices ; courir, sauter, lancer.
  • Utiliser sa main d’adresse,  son pied d’appel et construire une adresse gestuelle et corporelle bilatérale.
  • Mobiliser de façon optimale ses ressources pour produire des efforts à des intensités variables.
  • Pendant l’action, prendre des repères extérieurs à son corps pour percevoir : espace, temps, durée et effort.
  • Respecter les règles de sécurité édictées par le professeur.

Repères de progressivité

Quelle que soit l’activité athlétique, l’enjeu est de confronter les élèves à une performance qu’ils peuvent évaluer. Ils doivent, tout au long du cycle, en mobilisant toutes leurs ressources, agir sur des éléments de leur motricité spontanée pour en améliorer la performance.

L’évaluation permet de vérifier que les élèves sont passés d’une activité spontanée à une activité organisée par rapport à un but nécessitant une réelle coordination. 

Il est attendu de l’élève :

  • une course longue d’au moins 6 min à allure régulière, 
  • course de vitesse max sur 20 m ( réagir rapidement à un signal de départ, respecter le couloir de course, franchir la ligne d’arrivée à pleine vitesse) 
  • saut en longueur avec élan (pied d’appel, course, zone d’appel) 
  • lancer un objet bras cassé (enchaîner prise d’élan et lancer bras cassé) 

Au cycle 3:

Attendus de fin de cycle:

  • Réaliser des efforts et enchaîner plusieurs actions motrices dans différentes familles pour aller plus vite, plus longtemps, plus haut, plus loin.
  • Combiner une course un saut un lancer pour faire la meilleure performance cumulée.
  • Mesurer et quantifier les performances, les enregistrer, les comparer, les classer, les traduire en représentations graphiques.
  • Assumer les rôles de chronométreur et d’observateur.

Compétences travaillées pendant le cycle:

  •  Combiner des actions simples : courir-lancer ; courir-sauter.
  • Mobiliser ses ressources pour réaliser la meilleure performance possible dans des activités athlétiques variées (courses, sauts, lancers).
  • Appliquer des principes simples pour améliorer la performance dans des activités athlétiques et/ou nautiques.
  • Utiliser sa vitesse pour aller plus loin, ou plus haut.
  • Rester horizontalement et sans appui en équilibre dans l’eau.
  • Pendant la pratique, prendre des repères extérieurs et des repères sur son corps pour contrôler son déplacement et son effort.
  • Utiliser des outils de mesures simples pour évaluer sa performance.
  • Respecter les règles des activités.
  • Passer par les différents rôles sociaux.

Repères de progressivité:

Des aménagements sont envisageables pour permettre aux élèves d’exploiter au mieux leurs ressources pour produire une performance maximale, source de plaisir.

Privilégier la variété des situations qui permettent d’exploiter différents types de ressources dans un temps d’engagement moteur conséquent.

Les retours sur leurs actions permettent aux élèves de progresser.

Il est attendu de l’élève :

  • une course longue d’au moins 10 min à allure régulière,
  • une prise en compte de la performance réalisée au regard des autres élèves,
  • la capacité à tenir les différents rôles.

 

On constate des tailles, des morphologies et des niveaux différents. Face à ces différences, il est nécessaire de mettre en place une pédagogie différenciée/diversifiée.

En mettant par exemple deux parcours en parallèle, l’un plus grand, avec des haies plus hautes ou plus basses, des intervalles inter-obstacles plus ou moins grand.., mais les objectifs restent les mêmes.

Il est également possible de constituer des groupes de besoins : les élèves courent différemment, certains tapent au sol quand ils courent, d’autres utilisent plus ou moins activement leurs bras, d’autres sont crispés, respirent de la même manière… l’analyse de leurs besoins permet de répondre en proposant à chacun une situation adaptée aux besoins. On passe là à une pédagogie différenciée.

Par ex : éducation du pied (course sur des terrains différents : sable, en monté ou en descente, terrain dur, tas de feuille mortes) ou courir droit (cône au milieu du parcours ou consigne pour perturber l’équilibre : courir épaule contre épaule avec un partenaire,..)

Les éléments de sécurité en général

La sécurité passive :

  • Tenue sportive adaptée ou une tenue sportive tout court
  • Terrain, obstacles,
  • Organisation matérielle de la séance :
  • Dégagement à l’arrivée des coureurs,
  • Matérialisation des couloirs,
  • Sens de franchissement des haies,..

La sécurité passive :

Echauffement,

Connaissance des élèves et de leurs ressources => adaptation de l’intensité du travail à chaque élève,

La sécurité et les lancers à l’école

Principes généraux

Le travail par vagues ou colonnes : les élèves sont sur une ligne et chacun lance à tour de rôle en s’avançant de 3 pas. A l’issue du jet, le lanceur se replace sur la ligne. Les droitiers à droite et les gauchers à gauche.

Travail en file indienne : lorsque le premier a lancé, il retourne à la queue de la file, puis le suivant lance

Lancer en simultané (lancer en translation uniquement) : les élèves sont sur une ligne et lancent tous au signal

Les consignes incontournables

Consignes et signal clair pour lancer et ramasser les engins,

Rester ferme quant au respect des consignes de sécurité,

Le ramasseur (lors d’une rencontre par ex) ou le juge regarde toujours l’engin

Les espaces utilisés

Zones de lancer et d’attente : ne pas hésiter à matérialisé un couloir d’attente lors d’une rencontre d’athlétisme et une ligne à ne pas dépasser pour les spectateurs

Cône de lancer matérialisé

L’athlétisme est une activité qui se déroule dans un milieu stable. Elle se caractérise particulièrement par l’atteinte d’une performance motrice. Elle s’organise autour d’action d’impulsion, où il s’agit de propulser son corps ou un engin le plus loin possible ou le plus rapidement possible. 

Qu’est ce que courir? Il s’agit de se déplacer en effectuant des foulées avec le soucis de vitesse et d’économie.

La course se définit selon:

  1. la vitesse de réaction c’est à dire réagir rapidement à un signal donné,
  2. l’accélération, il faut augmenter sa vitesse initiale pour atteindre sa vitesse de course,
  3. le maintien de la vitesse acquise, pour la conserver, il faut trouver le meilleur compromis entre la fréquence et l’amplitude des foulées. La foulée se fait en 2 phases: une phase d’appui et une phase de suspension.

Il existe 3 types de courses :

  • courir le plus vite (sprint, haies, relais, 1/2 fond..)
  • courir longtemps,
  • courir le plus régulièrement possible.

 

Qu’est ce que sauter?

Le but est ici de se projeter dans l’espace en vue de franchir un obstacle déterminant une longueur ou une hauteur. Le saut se fait en plusieurs phases:

  1. La course d’élan ou la mise en action pour obtenir une vitesse horizontale de déplacement pour que le sauteur emmagasine une quantité d’énergie.
  2. le saut ou prise d’appel est le moment de la pose du pied jusqu’au moment où il quitte le sol. En saut en hauteur la phase d’amortissement est augmentée et saut en longueur la phase de poussée est privilégiée.
  3. la suspension est la traduction des efforts antérieurs.

Sauter haut : saut en hauteur ou perche

Sauter loin: saut en longueur, penta- bond, triple bond, multi-bond.

 

Qu’est ce que lancer? 

Les lancers se définissent comme le fait de projeter un engin le plus loin possible, à l’aide de son corps. La longueur d’un jet est conditionné par un angle d’envol, la vitesse initiale de l’engin et la hauteur de lâcher.

Exemple : Medezin ball, ballon, vortex, disque, javelot, marteau.

 

L’athlétisme sollicite :

  1. une dissociation segmentaire entre la partie supérieure et inférieure du corps ( les segments sont les bras et les jambes)
  2. une mobilisation des ressources énergétiques (anaérobie , aérobie, lactique.. )
  3. se repérer dans l’espace et éduquer à différentes perceptions