L’organisation est faite selon un système jacobin  ( c’est une doctrine politique qui défend la souveraineté populaire et l’indivisibilité de la République française). L’éducation nationale est organisée de la manière suivante:

Cependant, il existe des structures connexes :

  • Des établissements nationaux : USEP, CANOPE, INRP, CNED…
  • Des commissions paritaires : techniques ou administratives à chaque échelon : national, régional et départemental des concertations entre administration et personnels.
  • Des instances consultatives : CSE, CSP, CAEN, CDEN : concertation entre administration, personnels et usagers
  • D’autres partenaires comme les institutions ou les associations par exemple et LES PARENTS.

Les compétences sont  décentralisées :

L’état définit la politique éducative : conduite, contrôle, les programmes, les diplômes, le cursus et emploie le personnel : enseignants, personnels administratifs, recrutement, rémunération, formation gestion..

Les collectivités territoriales (la commune) gèrent quand à elles l’aspect mobilier et immobilier, le fonctionnement pédagogique. Elles emploient également certains personnels non enseignants : ATSEM et TOS.

 

Vers la démocratisation de l’enseignement: 

  1. Le temps du clergé : des écoles paroissiales gérées par des curés à destination des futurs clercs ou à des enfants de nobles. L’enseignement est fait selon des objectifs religieux et sociétaux d’encadrement de la famille.
  2. De l’utopie révolutionnaire à l’idéal républicain – de 1789 à 1905 : Très vite s’est posée la question du remplacement des officiers pour qu’ils ne sortent pas que de la noblesse. Mais pour être officier il faut savoir lire écrire et compter. 1836 loi Guizot.  Il s’agit pour les familles d’accepter de perdre ce que rapportait l’enfant en allant travailler. On avance vers une école obligatoire et gratuite et la sécularisation.
  3. Entre massification et individualisation – le XXème siècle : plus d’église, mais des instituteurs. Extension de la scolarité obligatoire. L’école devient obligatoire jusqu’à 16 ans. Comment on fait pour enseigner à autant de jeunes ? Comment faire pour qu’ils aient tous le même niveau de compétence ?

Le droit à l’instruction est un principe constitutionnel !

  • La liberté d’enseignement : l’instruction est obligatoire, mais on peut faire école à la maison, avec des contrôles de l’inspection. On a le droit d’aller dans des écoles privées aussi, des écoles religieuses dans un premier temps, aujourd’hui c’est une question sociale. En tant qu’enseignant on a le droit d’enseigner comme on veut aux élèves, tant que le programme est respecté.
  • La gratuité pour les familles : pendant le temps scolaire. Pour ce qui est des fournitures collectives, comme les craies, les feutres etc, ce n’est pas aux parents de payer ces éléments. Les fournitures personnelles sont aux frais de la famille. La coopérative scolaire n’est pas obligatoire non plus.
  • La neutralité du service public : neutralité sociétale et politique, pas d’affiche politique ou syndicale, ne pas prendre parti pour des candidats politiques. La laïcité est également obligatoire, on parle de neutralité de conscience car l’enfant est influençable. Il faut bannir le prosélytisme religieux et politique, mais aussi économique, pas de publicités en classe !

Enseigner des valeurs laïques, ce n’est pas négociable !

  • L’égalité des chances : Un idéal républicain c’est à  dire offrir à chacun les conditions de sa réussite. Il n’y a pas d’obligation de réussite. On commence petit à petit à avoir une obligation de moyen. C’est-à-dire qu’on devient responsable de la réussite des élèves. On massifie l’école mais on ne la démocratise pas. Aujourd’hui on nous demande de compenser des facteurs sociétaux, d’origine, géographiques, ..
  • Différence entre ZEP et REP, ZEP critères scolaires, REP critères sociaux. C’est la ville qui choisis qui va dans quelle école.
  • Mettre en place des conditions propices à l’égalité, relancer des politiques ambitieuses (REP/ZEP).