Dans le cadre d’un exercice lecture/écriture, le support visuel d’une image illustrant le texte a pour intérêt de renforcer la contextualisation. Il faut permettre à l’élève de se créer un horizon d’attente (l’élève anticipe sur un univers de référence et des scénarios possibles). Les illustrations sont également des supports à l’imaginaire. Avant de lire le texte, il faut travailler la compétence émission d’hypothèses. Le choix des textes doit s’orienter vers des personnages dans lesquels les élèves peuvent s’identifier.

L’élève doit être capable:

  • contextualiser un texte,
  • émettre des hypothèses,
  • se créer un horizon d’attente,
  • lire et comprendre un texte
  • lecture fine et interprétation.

 

Il est attendu que l’élève produise des écrits variés en s’appropriant les différentes dimensions de l’activité d’écriture.  C’est à dire:

  • connaitre les caractéristiques principales des différents genres décrits,
  • construction d’une posture d’auteur,
  • mise en oeuvre ( guidée puis autonome) d’une démarche de production de textes dans lesquels l’élève va convoquer un univers de référence, un matériau linguistique et va trouver des idées , élaborer des phrases et les enchaîner avec cohérence
  • développer des connaissances sur la langue,
  • mobiliser des outils liés à l’étude de la langue.

 

Il est attendu que l’élève soit capable de réécrire son texte à partir de nouvelles consignes afin d’améliorer son texte. Il va ainsi avoir une conception de l’écriture comme un processus inscrit dans la durée. Il apprend à mettre à distance son texte pour l’évaluer. Il cherche les formulations adéquates et enrichit son texte. Il est capable d’expérimenter de nouvelles consignes d’écritures.

 

La première (et la deuxième séance) est  une première étape de lecture pour se familiariser avec un genre: martien, sorcière, ..

Dans la séance suivante sert à définir l’objectif.

Les séances qui suivront seront dédiées à la mise en place d’une pédagogie de projet qui s’articule comme suit:

  1. rédaction d’un premier jet
  2. évaluation collective : mise en évidence des réussites et des dysfonctionnements,
  3. hiérarchisation des erreurs relevées par l’enseignant,
  4. conception et mise en oeuvre d’activités décrochées portant sur des apprentissages ciblés nécessaires à la bonne réussite du projet d’écriture.
  5. Réécriture prise en charge par les élèves: réinvestissements des acquis nouveaux
  6. Évaluation finale

source : Claudine Garcia Debanc

Le processus rédactionnel est le processus qui permet à l’élève d’aboutir à un écrit structuré.

La planification

Il faut mettre en place des activités anticipatrices qui permettent de générer et d’organiser le contenu. Il faut clarifier ce que l’on va écrire – le projet d’écriture. Pour qui et pourquoi j’écris.?

La planification s’organise autour de 3 opérations successives

  • opération de conception:  trouver les idées en commun, passer par une phase orale. Cette phase de mise en commun est nécessaire pour les élèves ayant du mal à trouver des idées.
  • opération d’organisation: hiérarchiser les idées
  • opération de recadrage: réajuster les idées au fur et à mesure.

La mise en texte

C’est textualiser et graphier. C’est mettre en texte et organiser les idées.

Cette phase associe la gestion locale et la gestion globale du texte. La gestion locale c’est la gestion de l’orthographe, de la grammaire, lexique, conjugaison, .. au niveau de la phrase. La gestion globale c’est la gérer la connexion, la cohésion, l’organisation des paragraphes et la ponctuation.

La révision/ la réécriture

C’est faire un retour  arrière réflexif sur l’activité. Faire une relecture collective ou individuelle. Faire une relecture totale ou partielle.

 

Si vous disposer d’un peu de temps je vous invite à consulter les liens suivants sur le processus rédactionnel:

http://www.education.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/documents/PSG/recherche_evaluation/EcrirePrimaire_ProgRechercheEcriture.pdf

https://www.persee.fr/doc/prati_0338-2389_1986_num_49_1_2449#prati_0338-2389_1986_num_49_1_T1_0037_0000

http://www2.ac-lyon.fr/etab/ien/loire/saint-chamond/IMG/pdf/dossier.pdf

 

Ecrire c’est communiquer en différé: reconfigurer la parole et la pensée à l’aide d’unités linguistiques et des signes graphiques conventionnels.

Ecrire c’est graphier avec lenteur: une maîtrise progressive de la cursive et du geste grapho-moteur.

Ecrire c’est gérer denombreuses contraintes (linguistiques, cognitives, graphomotrices..)

 

Les phases d’apprentissage de l’écriture

Le niveau pré-syllabique:

A ce stade écrire (qui relève d’une intention de sens) est différent de dessiner (enchaînement de ligne et structuration en motif). Les mots sont des « logos », des images en rapport avec l’objet. On parle de grapho-perception.

Les écritures sont proportionnelles à la longueur de la chaîne parlée. Par exemple: l’élève vous dira que train est un mot plus long que voiture.Et si on lui demande d’écrire train, il « écrira » un mot avec beaucoup de symboles ou de lettres parce qu’un train c’est très long. On parle d’écritures segmentés.

Le mot est à la taille de l’objet. 

En lecture, l’élève se situe au niveau logogrammique .

Le niveau syllabique

L’élève porte attention au codage des unités sonores. Pour lui chaque syllabe correspond à un signe écrit.

Le niveau syllabo-alphabétique

C’est la transcription des sons de la langue oral en plus en plus de phonogrammes.

Attention néanmoins car pour l’enfant certains éléments graphiques correspondent à des syllabes et d’autres à des phonèmes. => il oublie des lettre dans le mots.

A ce stade l’élève est capable de faire une proposition alphabétique par exemple, si on lui demande d’écrire le mot TAPIS. Il peut propose TPI, TAPI. Pour CADEAU, il proposera KDO ou CADO.  On se situe à la fin de la grande section de maternelle ou début CP.

Le niveau alphabétique  ou stade orthographique.

L’élève encode l’oral. Il passe d’une transcription phonétique à une écriture alphabétique.

 

L’acquisition du geste graphique

 

Source : Liliane Lurçat

Vers 1 an et demi, l’enfant trace des traits

Vers 2 ans, il est capable de geste croisé. C’est à dire que la vue contrôle la main, le tracé devient intentionnel.

Vers 3 ans et demi, l’enfant maîtrise le sens et affine sa motricité. Il coordonne l’épaule et la main. IL peut réaliser une spirale ou escargot.

Au cycle 3, il faut centrer le travail sur la langue écrite, sur le rôle et le fonctionnement de l’écriture. Par exemple: produire un résumé de quelques lignes, ou copier une chanson,

Le cycle 3 est le cycle où l’élève apprend à gérer davantage de contraintes liées à l’activité scripturale.

L’enseignant doit:

  • faire place aux différentes fonctions de l’écriture et ses différentes formes. Mettre en place des situations de communication (expéditeur, destinataire.. ) et observer les incidences sur la manière d’écrire comme écrire pour décrire, pour correspondre, pour raconter, pour se présenter, pour retenir….
  • multiplier et diversifier les interactions lire-écrire. Lire un texte écrit par un élève lors d’un travail en projet par exemple.
  • ne pas prendre ne compte ou valoriser le seul produit fini mais le processus qui permet la production d’écrit.
  • considérer les élève comme des sujets écrivant, construisant ou ayant déjà construit un rapport à l’écrit.
  • échelonner l’enseignement de l’écriture:
    • découverte, observation, familiarisation en PS. PS et GS
    • essais d’écriture autonome, code, graphie
    • culture de l’écrit.

Ecrire au cycle 2 c’est devoir faire face à des contraintes multiples. C’est une activité à la fois linguistique, cognitive et grapho-motrice. Les compétences sont mobilisées simultanément.

L’objectif du cycle 2 est que l’élève élabore un texte cohérent d’une demi page, organisé, ponctué et pertinent ou adressé à un destinataire . Il doit améliorer son écrit sur le plan orthographique.

Les différentes contraintes sont :

  • la contrainte linguistique et textuelle (type de texte, discours, genre littéraire, .): les règles de syntaxe, de sémantique, la morphologie et l’orthographe des mots.
  • la contrainte psycholinguistique ou cognitive: le maintien de l’attention, la mémorisation, l’anticipation, la conception)
  • la contrainte sémio-scripturale: c’est le savoir du fonctionnement des signes écrits: graphèmes codant les phonèmes, le sens de l’écriture, les lettres de l’alphabet (encodage)
  • la contrainte sémio- sociale: elle concerne la fonction de l’écrit dans la société (garder des traces, communiquer)
  • la contrainte liée aux outils et supports: crayons, cahier, écran..
  • la contrainte imposée par la situation (longueur, durée, consigne..) , parce que le scripteur a déjà écrit.
  • la contrainte affective (implication, gout/ dégoût..)
  • la contrainte sur la fonction lecture/ écriture: encodage/ décodage.

Les conséquences de mettre tout cela en jeu sont des difficultés au niveau de la connexion et des difficultés au niveau de la cohésion. On s’aperçoit alors clairement de l’importance d’automatiser le geste d’écriture.

Au cycle 2, on veillera à mettre en place une pratique quotidienne dès le CP: phrase du jour, jogging d’écriture, écrits courts type charade.

Il existe également des écrits intermédiaires ou de travail comme la narration de recherche en maths ou dans les cahiers de sciences, les schémas. Ces derniers sont l’instruments de pensée du travail scolaire. le premier point de vu de l’élève.

On utilise aussi l’écrit pour manifester sa compréhension dans le cadre de la lecture ou dans des projets d’écriture longue.

En cycle 2, l’accent est mis sur la relation graphie-phonie, la calligraphie, la mémorisation des mots et le découpage en mots, la reproduction et la production d’écrit. Au CP , il faut alléger la tâche de l’élève et limiter le nombre de contraintes simultanées. 

 

 

L’écriture est une activité soutenue par le langage, la combinaison codée d’un système de signes. Sa fonction est de conserver et de communiquer (en différé) pour soi ou pour les autres.

L’enfant doit ainsi non seulement maîtriser le tracé des lettres mais aussi respecter les règles et les conventions de notre système, en comprendre le fonctionnement et donner du sens à ce qu’il écrit. 

Il y a 3 composantes de l’écriture:

  • sémantique : le sens
  • symbolique: le code alphabétique,
  • motrice: la dextérité graphique.

Apprendre à écrire nécessite d’avoir construit une représentation de l’écrit, d’avoir établi des liens entre ce qui se lit et ce qui et écrit. L’apprentissage de la lecture ne peut se concevoir que dans des situations authentiques. porteuses de sens.

Le rôle de l’enseignant:

Il planifie les étapes et élabore les progressions. Il planifie l’acte moteur et attire l’attention des élèves sur la sonorité des lettres, les transformations mots. => il favorise la compréhension de la graphie-phonie.

PS: pas d’enseignement de l’écriture, mais une observation d’écrits et de situations d’écriture. On parle d’écriture tâtonnée.

MS: copie de mots simples en lettres capitales,

GS: copie de mots connus en cursive si l’élève dispose de la maturité motrice nécessaire.

En maternelle, se pratique la dictée à l’adulte. Elle permet de travailler l’entrée dans l’écrit dès lors que l’enfant s’exprime à l’oral d’une part et d’autre part elle permet à l’élève de prendre conscience de différences caractéristique: rapport à l’oral, emploi du code, la notion de phrase, le segmentation en mots, la permanence de l’écriture. La dictée à l’adulte  peut être une dictée ou texte appris par cœur ou un dictée du langage.

Les compétences en jeu:

lLélève entre dans la syntaxe de la phrase, il aborde en situation le système verbal, le lexiques, les substituts et les chaines d’accords.