1. La fonction épithète

Un épithète est généralement une fonction de l‘adjectif qualificatif. Son rôle est de qualifier le nom. Mais il est peut également être de nature différente: proposition subordonnée relative ou un participe passé.

Attention: l’épithète peut aussi être un adverbe employé comme adjectif  (exemple: un homme bien) ou être un nom employé sans déterminant (exemple: un remède miracle).

2. La fonction complément du nom

Le complément du nom a pour fonction de compléter le nom en le précisant. C’est une expansion du nom. Il fait partie du groupe nominal. Le CDN est le plus souvent un GN mais il peut être un pronom, un verbe à l’infinitif ou un adverbe.

Il est le plus souvent introduit par une préposition ( à ,de, dans, pour, vers, contre, etc..). C’est ce qui le différencie de l’épithète.

Attention à ne pas le confondre avec un COI ou un CC.

Le CDN apporte des précisions sur le nom, il peut exprimer la matière, la possession, l’origine, le lieu, la destination, le moyen ou la conséquence.

3. La fonction apposition

Une apposition est un nom ou un GN séparé de ce dernier dont il dépend par une virgule. Il faut faire attention de ne pas le confondre avec un épithète nominal avec apposition ou avec un épithète détaché.

Il y a une identité entre le nom et son apposition.

L’apposition apporte une explication mais n’est pas obligatoire. Elle peut être supprimée.

 

4. La fonction attribut

L’attribut du sujet donne une information sur le sujet. Il fait partie du GV.

La nature de l’attribut du sujet: adjectif qualificatif ou groupe adjectival, GN ou pronom, verbe à l’infinitif.  Il est introduit par des verbes d’état et certains verbes transitifs.

Astuce: Pour savoir s’il s’agit d’un attribut du sujet, on peut remplacer le verbe par être ou égale (si cela fonctionne alors c’est un attribut du sujet) ou essayer de pro-nominaliser le COD ( si cela fonctionne alors il s’agit d’un COD et non d’un attribut).  Ex: cette jupe parait rouge => cette jupe est rouge. rouge est un attribut du sujet.

 

L‘attribut du COD donne des informations sur le COD via le verbe. Il fait partie du GV et ne peut être supprimé. La nature de l’attribut du COD: adjectif qualificatif, GN, verbe à l’infinitif. Il est généralement introduit par des verbes attributifs.

Astuce : les attributs du COD deviennent attributs du sujet à la voix passive et sont introduits par une préposition ou par comme. L’autre test possible est la pro-nominalisation du COD, dans ce cas là l’attribut du COD restera à sa place d’origine.

 

 

 

 

1. Le complément essentiel

Un complément essentiel complète le verbe, il fait partie du groupe verbal. Il ne peut-être ni déplacé ni supprimé sans que la phrase devienne incorrecte ou change profondément de sens.

1.1 Nature

Le complément essentiel peut être: un nom, un pronom, un verbe à l’infinitif, un groupe prépositionnel,  un subordonnée complétive.

Par exemple:

Le loup attend la brebis ( nom)

Le loup attend celle-ci ( pronom)

Le loup attend d’attaquer ( verbe à l’infinitif)

Le loup attend que la brebis s’approche ( subordonnée complétive)

1.2 Fonctions

Le complément essentiel peut être un COD ou un COI. Mais attention il existe des compléments essentiels de lieu, de temps…

1.2.1.Le COD ou complément d’objet direct:

Il se construit directement après le verbe sans préposition  pour en compléter le sens et indiquer sur qui ou sur quoi se passe l’action. Il peut être remplacer par un pronom (le, la, l’, les, en..) et à la forme passive le COD devient sujet.  Attention: un verbe à la voix passive n’a JAMAIS de COD!!!!

La place du COD dans la phrase dépend de sa nature, si c’est :

  • un nom, un verbe à l’infinitif ou une proposition subordonnée complétive, il est placé juste après le verbe.
  • un pronom, il est placé juste avant le verbe. Sauf à l’impératif, le pronom est placé après le verbe à la forme affirmative et avant à la forme négative.
  • un pronom relatif ( subordonnée conjonctive),il est placé avant le sujet du verbe. ex: La trousse que tu m’as achetée est très pratique.

Dans d’autres situations  comme dans les interrogation directes portant sur le COD , celui-ci est au début de la phrase. ex: Quelle voiture prenons nous? Dans une tournure présentative du type c’est ..que. ex: C’est le numéro que…Dans certaines expression figées comme: Grand bien vous fasse!

 

Astuce: pour différencier un COD et un attribut: le COD complète le verbe alors que l’attribut apporte une information sur le sujet via le verbe d’état.

 

1.2.2. Le COI ou le complément d’objet indirect.

Il se construit indirectement après le verbe à l’aide d’une préposition ( à , de sur, pour , contre..). Il peut être remplacé par un pronom (lui, leur, en, y, eux, elle (s), ..)

Le COI peut être un groupe prépositionnel (prep+GN, prep + pronom, prep+inf), un pronom, une proposition conjonctive complétive – que, à ce que , de ce que), une relative à valeur substantive.  Pour reconnaître un COI on se pose la question: à qui, à quoi de qui ou de quoi, pour qui ou pour quoi? .. Si le COI suit un COD alors on le nommera COS ou complément d’objet second.

 

Astuce: pour différencier un COI d’un CDN (complément du nom), le COI doit compléter le verbe alors que le CDN complète le nom. Pour différencier le COI du complément d’agent, vérifier que la phrase est à la forme active. Sinon il s’agit d’un complément d’agent.

1.2.3 Le complément essentiel de mesure

Il fait parti du GV, se rencontre avec les verbes : mesurer, coûter, valoir,  durer , vivre. Il indique  une caractéristique du sujet. Il se construit directement sans préposition. Il ne peut pas se transformer à la voix passive. C’est ce qui le différencie du COD!!!  et pour interroger un complément essentiel on pose la question « Combien? »

Nature: GN, pronom, adverbe ou groupe adverbial

1.2.4 Le complément essentiel de lieu

Il fait parti du GV, se rencontre avec les verbes  de mouvement: se rendre, aller, venir, entrer…Il exprime le lieu. Il est le plus souvent introduit par une préposition. Il s’emploie dans les tournures passives.

Nature: Groupe prépositionnel ( à , vers, de, après , autour de, contre, par, jusqu’à ) ou GN sans préposition qui déisgnera une rue, une place..

1.2.3 Le complément essentiel de temps

Il fait parti du GV, se rencontre avec les verbes donnant une durée, une date.

1.2.5 Les autres compléments 

Les compléments essentiels de moyens ou de manière (en voiture, en retard..)

Le complément d’un verbe impersonnel : IL =>  il ne renvoie à rien n’y personne par exemple: il pleut, il faudrait, .. Il est question de transformer l’auberge en chambre d’hôtes.

2. Le complément circonstanciel

C’est le mot ou le groupe de mots qui complète l’idée du verbe en indiquant quelque précision extérieure à l’action. Il introduit une circonstance, une précision du cadre. Il permet de construire une phrase étendue. Il est facilement mobile. 

Nature: groupe prépositionnel, GN, adverbe, subordonnée conjonctive, subordonnée participiale.

Il peut exprimer :temps, lieu, moyen , manière, cause (en raison de) , conséquence, but (objectif, finalité), concession (malgré, indépendamment), opposition( groupe prépositionnel comme loin de au lieu de..), condition, comparaison (comme).

 

 

 

La proposition infinitive n’est introduite par aucun subordonnant. Elle est composée d’un verbe infinitif dont le sujet est différent du verbe conjugué. Par exemple: Je vois les enfants jouer. Les enfants est le sujet du verbe infinitif jouer .

La proposition infinitive est généralement utilisée après un verbe de perception : regarder, écouter, voir, ..

Le plus souvent, elle a pour fonction complément d’objet direct du verbe conjugué.

La proposition interrogative indirecte est introduite par la conjonction de subordination si ou par un autre mot interrogatif tel que: quoi, qui, que..

Elle complète le verbe et exprime une interrogation.

La proposition interrogative indirecteest introduite par si lorsque l’##50#interrogation# est totale et par un mot interrogatif dans le cas d’une ##50# interrogation partielle.

Elle est toujours complément d’objet direct du verbe.

Cette tournure de phrase est particulièrement utilisée lors de la transposition du discours direct au  discours indirect.

Dans la proposition interrogative indirecte, il faut être particulièrement attentif à la place du sujet. En effet, dans une interrogation partielle introduite par quel ou qui, il est placé après le verbe. Par exemple:  Elle veut savoir quel est le résultat du concours.

La subordonnée interrogative indirecte est généralement à l’indicatif.

Astuce: pour ne pas confondre la proposition interrogative indirecte et la proposition relative introduite par qui, il faut rechercher si qui a un antécédent,auquel cas la proposition est une relative et dans le cas contraire c’est une proposition interrogative.

 

Lorsque la proposition subordonnée relative n’a pas d’antécédent et qu’elle a la fonction d’un groupe nominal  c’est à dire sujet , COD, COI,etc, c’est  une  proposition subordonnée relative substantive.

Elle est introduite par quiquoioù, et n’a pas d’antécédent. Par exemple: Qui vole un oeuf vole un boeuf.

 

Lorsque la proposition subordonnée relative  est introduite par un pronom relatif dont l’antécédent est  une locution pronominale (celui qui, ce qui , ce que, c’est une proposition subordonnée relative périphrastique. Par exemple: Elle sait ce qu’elle veut.

Astuce: Pour ne pas confondre la proposition relative avec la proposition interrogative indirecte, il faut être attentif à la relation entre le pronom et son antécédent. Par exemple: J’ai déjà fait le cours que l’on va avoir.  Le  pronom relatif  que a pour antécédent le nom le cours. La proposition que l’on va avoir est une proposition relative.

Je ne sais pas qui on va avoir. Le pronom qui n’occupe pas la fonction d’un groupe nominal et n’a pas d’antécédent. Qui on va avoir est une proposition interrogative indirecte.

Lorsque la proposition subordonnée relative donne plus d’information sur le nom (antécédent) l’antécédent  elle a la fonction d’un adjectif qualificatif, c’est une proposition subordonnée relative adjective.

Par exemple: Hier, j’ai montré la nouvelle console de jeux que j’ai achetée en juillet.

 

Cette proposition peut être:

  •  une proposition subordonnée relative adjective déterminative lorsqu’elle donne une indication indispensable qui ne peut être supprimée au détriment du sens de la phrase. Par exemple: Les tremblements de terre qui ont touché ce village ont fait de nombreux dégâts.

 

  • une proposition subordonnée relative adjective explicative lorsqu’elle est séparée par des ponctuations (souvent des virgules) et apporte une information supplémentaire  apposée.  Par exemple: Les fêtes, qui ont animées la ville tout l’été,ont réjoui les habitants.

La proposition subordonnée relative adjective est généralement à l’indicatif. Elle se trouve au subjonctif lorsque l’antécédent se comporte comme un superlatif.

Astuce:  Lorsque la proposition subordonnée relative adjective a la fonction d’un adjectif épithète , elle est le plus souvent déterminative.  Lorsqu’elle a la fonction d’ adjectif apposé , elle est généralement explicative.

La proposition subordonnée circonstancielle  dépend d’une proposition principale et occupe la fonction de  complément circonstanciel. Elle est introduite par une conjonction de subordination : que, quand, si..

La  proposition subordonnée circonstancielle peut être supprimée ou déplacée dans la phrase complexe . Par exemple: Quand il est arrivé, elle est partie.  Elle est partie quand il est arrivé.

 

Elle est à l’indicatif lorsque la situation ou l’action est réalisée. Elle peut être déplacée. Dès lors qu’elle peut être déplacée, la proposition subordonnée circonstancielle peut être remplacée par une proposition subordonnée participiale ou un  gérondif. Auquel cas elle n’est pas introduite par une conjonction de subordination.

Par exemple:

Dès qu’il rentre de l’école, il fait ses devoirs. Proposition circonstancielle

Immédiatement rentré de l’école, il fait ses devoirs. Proposition participiale

En rentrant de l’école, il fait ses devoirs. Gérondif

La subordonnée conjonctive est introduite par une conjonction de subordination : que, alors que, si, parce que, puisque, si bien que, même si, si, etc.

La subordonnée conjonctive complétive est essentielle au sens de la phrase et est équivalente à un groupe nominal  alors que la’proposition subordonnée relative’ a souvent valeur d’adjectif.

Astuce: pour reconnaître une proposition subordonnée conjonctive, on peut procéder à un test de substitution de la proposition par un groupe nominal. Par exemple: L’accusé a nié qu’il avait commis ce crime. L’accusé a nié ce crime.

 

Généralement, la proposition subordonnée conjonctive complétive a la fonction de  COD . Elle peut alors être remplacer par le  pronom personnel le ou la.

Elle peut également avoir la fonction de COI. Auquel cas, elle peut être remplacé par les pronoms  en ou y.

Lorsque la proposition subordonnée conjonctive complétive est introduite par unelocution conjonctive: à ce que ou de ce que, elle a le plus souvent la fonction de COI .

 

Astuce: pour ne pas confondre la proposition  subordonnée relative  introduite par la locution ce que et la proposition subordonnée conjonctive complétive, il faut procéder à un test de remplacement par le pronom démonstratif cela. Par exemple: Je ne m’attendais pas à ce que nous arrivions si tôt. Test de remplacement: Je ne m’attendais pas à cela. La locution  ce que est une locution conjonctive qui introduit la subordonnée conjonctive complétive, elle n’a pas d’antécédent.

Les propositions sont dites juxtaposées lorsqu’elles sont séparées par une virgule, un point-virgule ou un double point. Par exemple : Il est rentré tard, il avait un dossier à finir. (propositions indépendantes juxtaposées)

Deux propositions indépendantes ou subordonnées peuvent être juxtaposées entre elles. Par exemple : Je suis si fière de lui, qu’il ait réussi son diplôme.

 

Les propositions sont dites coordonnées lorsqu’elles sont reliées entre elles par une  conjonction de coordination  (mais, ou, et, donc, or, ni, car)ou par un  adverbe de liaison  (enfin, ensuite, alors, cependant, puis,..). Par exemple: J’aime jouer du violon mais j’aime aussi jouer du piano.

Des propositions  indépendantes  ou subordonnées  qui ont la même fonction dans la phrase peuvent être coordonnées. Par exemple: Que nous soyons en vacances ou que nous soyons juste en week end, nous allons toujours marcher dans les montagnes.

 

La subordination est, dans la  phrase complexe , la relation entre des propositions qui ont des fonctions grammaticales différentes. Les propositions sont reliées par un subordonnant. Le subordonnant peut être un  pronom relatif ou une conjonction de subordination.

Une relation de dépendance existe entre les propositions. La  proposition subordonnée  est dépendante de la proposition principale#.

Par exemple: Le cinéaste explique que son film porte un regard nouveau sur cette époque.