1. Le phonème

Le phonème est la plus petite unité de la langue orale, il peut avoir plusieurs graphies possibles c’est à dire des archigraphèmes.

par  exemple: le son [s] peut s’écrire z, sc, s, ss, c, ç, t ou x

On décompte 16 voyelles (dont 4 nasales) 17 consonnes et 3 demi-consonnes.

2. Le morphème

Le morphème est la plus petite unité linguistique porteuse de sens. Ce sont des graphèmes qui portent des informations morphologiques.

Le morphème grammatical: il donne des indications sur le nombre (des garçons), le genre (elle s’est enfuie), la personne  ou le temps de conjugaison (ils jouent) . il existe 4 morphèmes grammaticaux différents.

Le morphème lexical: affixes et radicaux, ils modifient la nature grammaticale du mot. courage/ courageux/ encourager

3. Le logogramme

Cela représente 6% des mots

Il y a le logogramme lexical comme mère/mer, sot/seau/saut et le logogramme grammatical comme son/sont, a/à, ont/on..

 

4. Le graphème

C’est la plus petite unité distinctive d’un système graphique qui correspond à un phonème ou fait référence au sens grammatical ou lexical. Il peut être constituer de:

  • une seule lettre comme dans le mot « par » il y a 3 phonèmes.
  • 2 lettres (digramme) : an, on, au, ai…
  • 3 lettres (trigramme): eau, oin..

Il y a 3 sortes de graphèmes: 

  1. phonogramme: information phonique  ou transcription arbitraire d’un son. Il transcrit le phonème. 
  2. morphogramme: information morphologique grammaticale ou lexicale. 
  3. logogramme: c’est une figure de mots. Attention à distinguer les homophones grammaticaux ou lexicaux

Sur ce topic j’ai essayé de simplifier les choses pour qu’elles soient claires pour moi. Du coup j’espère que cela sera clair pour vous..

1.Les erreurs à dominante phonétique

Il faut d’avoir savoir qu’il y a 3 cycles de consonnes d’un point de vue sonore.

  1. Les consonnes à souffle [f]/[v] les vibrantes, [s]/[z] les sifflantes, [∫]/[ℑ] les chuintements.
  2. Les consonnes percutantes [p]/[b], [t]/[d], [k]/[g]
  3. Les consonnes nasales: [m], [n],[l], [η]

Savoir cela et observer les similitudes sonores des consonnes permet de mieux comprendre ce type d’erreur phonétique. Elles sont en effet du à une mauvaise production orale.

Les consonnes que j’ai mises ci dessus présente des opposition entre phonème sourd et phonème sonore (langue vers le haut ou langue vers le bas). Essayer et vous verrez la différence.

2. Les erreurs à dominante phonogrammique.

La correspondance orale est correcte mais l’écrit est erroné. Il y a une problème dans le choix de l’archigraphème ( c’est le différente possibilité d’écrire un phonème).

3. Les erreurs à dominante morphogrammique

Il s’agit de  graphèmes non chargés de transcrire les phonèmes tel que:

  • marque finale de liaison. ex: la finale muette d’un mot comme il di
  • marque grammaticale de genre, de nombre, de personne ou de temps (conjugaison)
  • marque finale de dérivation comme grand => grandeur.
  • marque interne de dérivation comme main => manuel

4. Les erreurs concernant les homophones ou logogrammes

On distingue les homophones lexicaux comme champs/ chant , des homophones grammaticaux comme c’est/ s’est.

5. Les erreurs concernant les idéogrammes

Est considéré comme idéogramme tout signe qui ne relève par uniquement de l’alphabet comme la majuscule ou la ponctuation.

6. Non justifiable.

Enfin viennent les erreurs non justifiables ou dites de de segmentations

Quelques lien pour aller plus loin

 

Et pour aller plus loin:

http://bbouillon.free.fr/univ/ling/fichiers/orth/exo-orth.htm

http://ien-saverne.site.ac-strasbourg.fr/marathon/wp-content/uploads/2014/10/8_Typologie_erreurs_CATACH.pdf

http://jeunes.profs.free.fr/ortho/typologie.htm

1. Qu’est ce que la phonologie.

C’est une branche de la linguistique qui s’intéresse à l’organisation des sons pour former un mot. C’est différent de la phonétique qui s’intéresse aux sons eux mêmes.

La phonologie intervient dans l’apprentissage de la lecture et de l’orthographe.

Conscience phonologique : capacité à percevoir, découper et manipuler les unités sonores de la langue/ du langage telles que la syllabe, la rime, le phonème. 

En PS, jeu de langue pour jouer avec les sonorités. En MS démarrage de la phonologie.

2.Enseignement de la phonologie

Emilia Ferreiro:  » la trace écrite d’un élève est la conceptualisation qu’il a de notre système d’écriture. »

On attend en fin de GS que les élèves fassent une proposition aphabétique d’un mot.

Pour cela l’élève doit être capable de:

  • identifier un phonème, segmenter un mot en phonème,
  • reconnaître le nom des lettres

3.Progression

La conscience phonologique c’est la capacité à prendre conscience de la structure phonologique des mots et la manipuler. Elle est indispensable à la lecture.

Pour acquérir la conscience phonologique, il faut suivre la progression suivante:

  1. comprendre qu’un mot est porteur de son et qu’il n’est pas un objet (par exemple l’enfant va reconnaître Coca Cola comme un tout comme il reconnaîtrait une petite voiture au milieu d’autre) . Il faut travailler sur les repérages des sons, des comptines. Est ce que canard c’est (ça sonne) comme papillon?
  2. la conscience syllabique. Pour la développer il faut faire des manipulations sur les syllabes, rimes, attaque, ajouter, supprimer, inverser, comparer.
  3. la conscience phonémique. Il faut que l’élève prenne conscience que le langage est composé de sons élémentaires: les phonèmes. Jeux d’ajout, de suppression, de comparaison ( intrus) de segmentation.

Il faut limiter (voir supprimer) les supports d’images qui confondent l’élève plus qu’il ne l’aide.

Les difficultés de la conscience phonémique  viennent de l’absence de concordance parfaite entre les unités acoustiques et phonémiques. Ainsi la réalisation des consonnes varie selon le contexte vocalique. On observe aussi une absence de concordance graphème/ phonème. 

4. Spécificités de l’écrit

Les étapes de l’entrée dans l’écrit:

  1. le tracé inventé : tout d’abord écrire c’est comme dessiner. Le tracé est un dessin. L’élève n’a pas compris qu’il faut des lettres pour écrire. On l’observe chez les enfants qui font de gribouillis ressemblant à l’écriture d’un médecin sur les lignes. Puis l’écriture se fixe et l’enfant utilise des lettres fausses.
  2. l’écriture différenciée: utilisation des lettres connues. Attention à ce stade, on observe souvent une écriture miroir.
  3. l’écriture alphabétique : l’élève a compris que pour écrire, il faut des lettres. La lettre correspond à un son et les mots s’écrivent en syllabe. 

 

Les difficultés rencontrées par les l’élèves:  entendre le phonème dans la syllabe, distinguer les phonèmes proches, parler une langue maternelle phonétiquement différente du français.

 

En fin de MS début de GS, l’élève doit être capable de segmenter un mot en syllabe, comparer pour reconnaître deux syllabes identiques, positionner les syllabes d’un mot.

En fin de GS, il est capable d’isoler un phonème final ou initial d’un mot, de comparer 2 phonèmes. d’en reconnaître 2 identiques et de distinguer les phonèmes proches.

 

Quelques définitions en plus:

Compétences phonologiques: capacités utilisées automatiquement par l’enfant pour discriminer des sons.

Compétences épi-phonologiques: identification inconscientes des unités phonologiques.

Compétences méta-phonologiques: prendre conscience des syllabes, des phonèmes et les manipuler intentionnellement

 

 

Pour comprendre un texte il faut:

  • comprendre 99% du vocabulaire,
  • mémoriser les différents événements,
  • hiérarchiser les informations mais en même temps retenir les détails,
  • relier les informations entre elles pour en comprendre de nouvelles. Soit des informations textuelles, soit des information liées à la connaissances du monde ( = faire des inférences),
  • combler les ellipses,
  • interagir avec le texte (sentiment, culture, ..)

Pour se faire, l’élève doit être capable de:

  • savoir déchiffrer,
  • avoir mis en mémoire un certain nombre de mots,
  • utiliser ses connaissances personnelles et références culturelles,
  • prélever des informations,
  • connaitre du vocabulaire.

On distingue 3 types de compréhension:

  • EXPLICITE ou la compréhension de la macrostructure ( la recherche du schéma narratif)
  • IMPLICITE ou inférentielle (très enseignée): des inférences culturelles, logiques, explicites.
  • INTERPRÉTATIVE

Les écueils les plus fréquents de la compréhension de texte sont :

  • la compréhension d’un mot à partir de sa morphologie ou à travers le contexte, comprendre la dimension polysémique d’un mot et reconnaître les expressions figurées.
  • comprendre les reprises anaphoriques ,

Les inférences peuvent être sur le lieu, l’agent, le temps, l’objet, l’action, la catégorie, cause/effet, sentiment..

 

Au cycle 3 il est attendu que l’élève soit capable de: 

  • renforcer sa fluidité de lecture, 
  • comprendre un texte littéraire et l’interpréter, 
  • comprendre des textes, documents et images et les interpréter, 
  • contrôler sa compréhension et adopter un comportement de lecteur autonome.