L’objectif de ces situations proposées de manière progressive est d’amener l’élève à mettre la tête dans l’eau.

Les activités proposées se déroulent dans le petit bain.

Situations Organisations et consignes
La balle de ping-pong Organisation : une balle de ping-pong posée sur l’eau par élève. Les élèves sont placés au bord.
Consignes : au signal ,essayer d’amener la balle au niveau d’une limite fixée par un pot uniquement en soufflant sur la balle au ras de l’eau.
Le pousse ballon Organisation ; les élèves sont placés l’un à coté de l’autre et ont chacun un pull-boy ou un ballon. La course s’effectue dans le sens de la largeur de la piscine.
Consigne : pousser le pull-boy ou le ballon avec la tête pour atteindre l’autre bord
La planche retournée (activité phare) Organisation : Chaque élève dispose d’une planche placée devant lui. Consigne : au signal, il faut retourner la planche en utilisant seulement sa tête le plus rapidement possible
1, 2 , 3 croco (version aquatique de 1,2,3 soleil) Organisation : L’élève meneur se place sur l’un des bords, dos tourné au bassin.
Consignes : au signal les poissons avancent. Le crocodile compte un, deux, trois, croco. Quand il se retourne les poissons qui n’ont pas la bouche dans l’eau et ne sont pas immobiles reculent. Le premier poisson qui touche le mur remplace le crocodile.
Envisager de donner une planche aux élèves selon leur besoin et la profondeur du bassin.
Le filet du pêcheur (variante de petits poissons venez) Organisation : Plusieurs élèves forment une ronde (le filet). A l’intérieur se trouvent d’autres élèves les poissons.
Cosigne : au signal, les poissons essaient de s’échapper en passant sous les bras.

 

Pour finir proposer aux élèves un parcours d’obstacle dans le grand bain dans la partie de faible profondeur. Ils devront passer sous des obstacles (cerceaux, frites ou perche posés à moitié sur le bord).

Les situations proposées ci-après essaient de suivre une certaines progressivités des apprentissages.

Situations Organisations et consignes
Dans le petit bain : marche, course, sauts, se mouiller, éclabousser le visage Se déplacer en avant, en arrière, de coté : 1/4 de tour à droite/à gauche.
Se déplacer à pieds joints comme un kangourou.
Améliorer les déplacements en s’aidant des bras et des mains : pelles, poings fermés, ..
Attrape moi L’élève A se place à une longueur de bras devant l’élève B, qui essaie de le toucher avant qu’il n’atteigne le bord opposé
Le petit train
Le loup et l’agneau
Le petit train : la locomotive touche un wagon et l’ensemble avance.
Par groupe de 4 : 1 loup et 3 agneaux en colonne. Le loup essaie de toucher le dernier agneau.
Les bateaux Les élèves sont alignés le long du bord avec une planche chacun
Consigne : c’est une course. Il faut atteindre le plus vite possible l’autre coté avec la moitié de la planche dans l’eau.
Les déménageurs Placer deux fois plus d’objets flottant que d’élèves dans l’eau. Constituer 2 équipes de 4 à 6 joueurs. La durée de chaque partie est d’une minute.
Chaque équipe doit déménager au plus vite ses objets pour les déposer dans la maison adverse. Attention chaque élève ne peut prendre qu’un objet à la fois.
Grain bain : première entrée Entrer dans l’eau par l’échelle et s’accrocher au bord.
Organisation : les élèves entrent dans l’eau l’un après l’autre. Déplacement de tout le groupe suivant les indications données par l’enseignant.
Consignes : se déplacer épaules dans l’eau en tenant le bord à 2 mains.
Variante 1 : en croisant les bras.
Variante 2 : en tournant sur soi-même.
Course à la goulotte 2 équipes : 1 objet est placé à mi-chemin (15 m en tout)

Consigne : aller le plus vite possible en se déplaçant le long de la goulotte. On cherche l’horizontalité grâce à la vitesse de déplacement.

I.Introduction

Chaque séance de natation est contextualisée : il y a un avant (en classe), un pendant (à la piscine) et un après ( en classe).

AVANT :

  • On dit ce que l’on va faire ! Il faut recueillir les représentations des élèves, faire une explication de l’activité, de son déroulement.
  • Présenter la situation aux élèves (dispositif, sécurité, consigne/ but, critère de réussite. Le langage employé doit être clair et accessible.
  • Passer par un album jeunesse comme « le fabuleux voyage de Lola » ou « Moi je serais pirate » ou « Le trésor d’ERick le Rouge ».
  • Informer les bénévoles des situations à conduire.
  • Préparer le déplacement : transport ? Comment marche-t-on dans la rue ? ..
  • Réaliser une liste nominative des élèves.

PENDANT

  • Favoriser le temps dans l’eau (au moins 40 min)
  • Priviligier le parcours pour favoriser la continuité d’action
  • Proposer des situations ouvertes, motivantes, inscrites dans la durée ?
  • Reformuler les consignes avant d’entrée dans l’eau,
  • Se positionner en tant qu’adulte garant de la sécurité,
  • S’assurer de la sortie de TOUS les élèves au signal .

APRÈS :

  • Évaluer les progrès ( individuellement)
  • Extraire les modalités de réussites,
  • Faire un retour sur l’action au travers d’une activité réflexive,
  • Formaliser à l’oral les actions menées,
  • Faire un bilan différencié des réussites

L’enseignement de la natation s’appuie sur une démarche de tâtonnements ou d’essais-erreur-modifications. L’élève doit trouver par lui même les réponses les plus adaptées.

II.Les contenus à enseigner

II.1.1er année  : répertoire moteur

  1. Les entrées dans l’eau : aller vers une immersion de la tête ; simulation de chute avant/ arrière
  2. Les immersions : vision aquatique, choix de la profondeur avec ou sans aide à l’immersion
  3. Les déplacements : sans conditions de temps, sur le ventre, sur le dos
  4. Les sorties du bassin : par l’échelle par le bord.

II.2.2eme et 3eme année : Volume aquatique

  1. Coordonner entrées et déplacements : immersion et changement de profondeur et déplacements
  2. Construire une vision aquatique : modulation de l’apnée en fonction de l’objectif.

III.Trame de séance

  1. Passer sous la douche puis regrouper les élèves au bord du bassin dans un espace défini. Former les groupes de niveau. Faire préparer le matériel par les élèves ou les parents. Et organiser l’entrée dans l’eau.
  2. Situations d’apprentissage pour transformer ou faire évoluer les comportements moteurs des élèves. Proposer 3 à 4 situations d’apprentissage par séance avec un objectif prioritaire ( une composante).

    La première situation doit être simple et ne pas amener de nouveaux apprentissages. Elle peut être ludique ou un réinvestissement.
    La dernière situation doit être également ludique et plus libre.

  3. Organiser la sortie de l’eau puis aller vers un lieu de regroupement avant de passer aux douches ( avec savon) .

Les problèmes rencontrés par les élèves sont d’ordre:

Postural. Placer le corps dans une position d’équilibre inhabituel pour s’orienter.

Respiratoire.Adapter ses modalités respiratoires aux actions de déplacements,

Moteur. Trouver des appuis stables pour se propulser dans un milieu fluide.

Informationnel. Trouver des modalités d’informations dans un milieu inhabituel.

Affectif. Maîtriser ses émotions en objectivant le risque (problème d’aquaphobie, appréhension, stress..)

 

Les représentations du débutant: 

« Si je lâche le bord je coule », « je me remplis d’eau », « je ne vois plus rien », « ça pique les yeux », « je ne sens plus mon poids », « je m’enfonce », « je ne sais plus où je suis ».

Il est important de comprendre que la pratique de la natation est source d’émotions : le plaisir d’une part ( jeux, flottaison, pirates, imaginaires..) et d’autre part anxiété (représentation du milieu suite à un trauma ou une représentation erronée du milieu)

L’élève doit passer de l’attitude « je fais le petit chien sinon je coule » à je fais la planche. De « si je mets la tête sous l’eau je m’étouffe à une situation d’apnée de 10 à 12 secondes, souffler sous l’eau.

Il s’agit pour lui d’une remise en cause de son schéma corporel et ce en particulier en C1 où ce schéma est en cours d’acquisition. Les repères habituels sont  perturbés.

 

Les ressources mises en oeuvre: 

Motrices: pour la construction d’une nouvelle locomotion dans un milieu différent, bras moteurs et jambes équilibrantes, coordinations jambes- bras et respiration.

Affectives: prendre du plaisir sous l’eau

Cognitif: comprendre que le corps flotte.

La natation développe également des compétences psychosociales: se faire confiance et faire confiance aux autres,  faire preuve d’autonomie, faire attention à sa sante.

Dans la course longue, on définit 3 niveau d’intensité:

1er niveau: 1er essoufflement, les élèves peuvent parler en courant. Se pratique de 6 à 12 ans. On pratique l’activité durant 40 à 60 min en alternant temps de récupération long et cycle de course. L’objectif est de développer l’endurance fondamentale.

2ème niveau intervient au deuxième essoufflement. Le travail dure de 20 à 30 minute et vise le développement de la capacité aérobie. Il se pratique de 8 à 15 ans.

3ème niveau: l’acquisition d’une puissance aérobie afin d’atteindre une vitesse max aérobie.  ou VMA. Cela n’est pas à pratiquer au sein de l’école ou du collège, et relève de la pratique sportive.

 

C’est le premier niveau qui est travaillé à l’école.

Les 3 grands axes de développements:

  1. La respiration: l’élève doit ventiler par la bouche, expirer de façon longue et continue. Il doit solliciter la respiration abdominale et adopter un rythme régulier.
  2. La foulée: les appuis sont en plante, en montée il faut monter les genoux, .. on peut proposer aux élèves en variante d’allonger les foulées, de les raccourcir, de courir sans bruit ou à reculons.. pour leur permettre de prendre conscience de leur foulée.
  3. Les bras: laisser les épaules basses, relâcher les mains (test du papier enroulé dans la main qui ne doit pas finir froisser) balancer spontanément et souplement les bras. Pour sensibiliser les élèves, on peut leur proposer de courir main sur la tête ou dans le dos ou bras croisés.

L’élève doit être capable de :

Courir ensemble. Par exemple l’enseignant divise à la classe en plusieurs groupes de 4 à 5 élèves chacun. Il place plusieurs plots ( autant que de groupes) , à bonne distance, sur un cercle imaginaire où il se placera au centre. Chaque groupe doit partir, faire le tour du cône et revenir ( en groupe/ ensemble), l’enseignant pose une question/ devinette ou raconte un bout d’histoire et le groupe repart en réfléchissant à la question.

Maintenir son rythme dans la durée/ travailler son endurance fondamentale. Par exemple la course à l’horloge.

Respirer amplement et régulièrement en construisant une posture de coureur.

 

En CM surtout: trouver une allure plus soutenue et maintenue sur la durée, changer d’allure.

 

 

 

 

Les comportements observés.

On retrouve les même difficultés que dans l’activité courir vite  mais de plus on observe que l’élève:

  • a le regard fixé sur l’obstacle
  • piétine devant l’obstacle,
  • s’affaisse et ralentit après,
  • effectue des sauts au lieu de foulées.

Attendus et remédiations

L’élève doit être capable de :

  • s’adapter à tout intervalle inter-obstacles. Par exemple: demander aux élèves de courir sur 40 m en ligne droite avec 4 ou 6 obstacles plats à intervalles irréguliers. Remplacer par des obstacles plus élevés.
  • construire un rythme de course quand les intervalles sont réguliers. Proposer un parcours avec 2 appuis intermédiaires ce qui donne un rythme telque: et HOP et HOP.. En maternelle on choisira un objet bas et souple, en C2 un objet de 30 cm de hauteur et en C3 50 cm .
  • conserver la vitesse malgré les obstacles. Matérialiser un zone interdite devant l’obstacle, latte, tapis, trait au sol..

 

Objectif de l’activité:

Amener le témoin d’un point à un autre le plus vite possible en se relayant à plusieurs

Les comportements les plus fréquemment observés

Le temps de réaction est trop long au départ. L’élève ne court pas droit. Il a des mouvements désordonnés. Il a des appuis bruyants, piétine, attaque du pied à plat ou sur le talon. Il ralentit avant la ligne d’arrivée .. comme dans la course de vitesse.

De plus, le relayeur regarde en arrière, le corps est mal orienté. Le relayeur éprouve des difficultés à évaluer le moment où il doit démarrer.

Le relayé ralentit ou s’arrête avant le passage du témoin. La prise de l’engin est crispée.

Les deux coureurs ont une mauvaise coordination aux moments de la transmission du témoin. Le passage se fait du bas vers le haut.

 

Attendus et remédiations

L’élève doit être capable de:

  •  se mettre en action pour recevoir le témoin de son partenaire. 

Tâche: Le relayé transmet le témoin le plus rapidement possible au relayeur. Ce dernier est prêt à partir  dès qu’il a le témoin. Si le relayé a le témoin dans la main gauche, tendre la main droite ou vice-versa.

Il est donné comme consigne aux élèves que l’élève n°1 passe le témoin au n°2 puis se place derrière n°8 et n°2 passe au n°3…

 

  • se mettre en action pour recevoir le témoin du partenaire en respectant une zone de transmission

Attention à la sécurité :si les zones de passage de témoin sont parallèles. Prévoir des couloirs de retours.

IL s’agit pour le relayé de transmettre le témoin le plus rapidement possible à l’intérieur de la zone et pour  le relayeur de prendre le témoin en course avant la sortie de zone.

Il faut faire varier les distantes de la zone de transmission, échanger les partenaires, travailler sur la linéarité de la course.

 

  • transmettre me témoin au max de la vitesse avec un geste adapté.

Jouer au jeu du chat et de la souris. Le chat dispose d’une zone de départ d’un mètre de long. Cette zone est séparée de 3 mètres de celle de la souris. Cette dernière doit parcourir les 20 mètres sans être touchée.

Le signal de départ de la souris est le moment où le chat a soulevé le pied pour entamer sa course.

 

 

 

La première (et la deuxième séance) est  une première étape de lecture pour se familiariser avec un genre: martien, sorcière, ..

Dans la séance suivante sert à définir l’objectif.

Les séances qui suivront seront dédiées à la mise en place d’une pédagogie de projet qui s’articule comme suit:

  1. rédaction d’un premier jet
  2. évaluation collective : mise en évidence des réussites et des dysfonctionnements,
  3. hiérarchisation des erreurs relevées par l’enseignant,
  4. conception et mise en oeuvre d’activités décrochées portant sur des apprentissages ciblés nécessaires à la bonne réussite du projet d’écriture.
  5. Réécriture prise en charge par les élèves: réinvestissements des acquis nouveaux
  6. Évaluation finale

source : Claudine Garcia Debanc

Le processus rédactionnel est le processus qui permet à l’élève d’aboutir à un écrit structuré.

La planification

Il faut mettre en place des activités anticipatrices qui permettent de générer et d’organiser le contenu. Il faut clarifier ce que l’on va écrire – le projet d’écriture. Pour qui et pourquoi j’écris.?

La planification s’organise autour de 3 opérations successives

  • opération de conception:  trouver les idées en commun, passer par une phase orale. Cette phase de mise en commun est nécessaire pour les élèves ayant du mal à trouver des idées.
  • opération d’organisation: hiérarchiser les idées
  • opération de recadrage: réajuster les idées au fur et à mesure.

La mise en texte

C’est textualiser et graphier. C’est mettre en texte et organiser les idées.

Cette phase associe la gestion locale et la gestion globale du texte. La gestion locale c’est la gestion de l’orthographe, de la grammaire, lexique, conjugaison, .. au niveau de la phrase. La gestion globale c’est la gérer la connexion, la cohésion, l’organisation des paragraphes et la ponctuation.

La révision/ la réécriture

C’est faire un retour  arrière réflexif sur l’activité. Faire une relecture collective ou individuelle. Faire une relecture totale ou partielle.

 

Si vous disposer d’un peu de temps je vous invite à consulter les liens suivants sur le processus rédactionnel:

http://www.education.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/documents/PSG/recherche_evaluation/EcrirePrimaire_ProgRechercheEcriture.pdf

https://www.persee.fr/doc/prati_0338-2389_1986_num_49_1_2449#prati_0338-2389_1986_num_49_1_T1_0037_0000

http://www2.ac-lyon.fr/etab/ien/loire/saint-chamond/IMG/pdf/dossier.pdf

 

Ecrire c’est communiquer en différé: reconfigurer la parole et la pensée à l’aide d’unités linguistiques et des signes graphiques conventionnels.

Ecrire c’est graphier avec lenteur: une maîtrise progressive de la cursive et du geste grapho-moteur.

Ecrire c’est gérer denombreuses contraintes (linguistiques, cognitives, graphomotrices..)

 

Les phases d’apprentissage de l’écriture

Le niveau pré-syllabique:

A ce stade écrire (qui relève d’une intention de sens) est différent de dessiner (enchaînement de ligne et structuration en motif). Les mots sont des « logos », des images en rapport avec l’objet. On parle de grapho-perception.

Les écritures sont proportionnelles à la longueur de la chaîne parlée. Par exemple: l’élève vous dira que train est un mot plus long que voiture.Et si on lui demande d’écrire train, il « écrira » un mot avec beaucoup de symboles ou de lettres parce qu’un train c’est très long. On parle d’écritures segmentés.

Le mot est à la taille de l’objet. 

En lecture, l’élève se situe au niveau logogrammique .

Le niveau syllabique

L’élève porte attention au codage des unités sonores. Pour lui chaque syllabe correspond à un signe écrit.

Le niveau syllabo-alphabétique

C’est la transcription des sons de la langue oral en plus en plus de phonogrammes.

Attention néanmoins car pour l’enfant certains éléments graphiques correspondent à des syllabes et d’autres à des phonèmes. => il oublie des lettre dans le mots.

A ce stade l’élève est capable de faire une proposition alphabétique par exemple, si on lui demande d’écrire le mot TAPIS. Il peut propose TPI, TAPI. Pour CADEAU, il proposera KDO ou CADO.  On se situe à la fin de la grande section de maternelle ou début CP.

Le niveau alphabétique  ou stade orthographique.

L’élève encode l’oral. Il passe d’une transcription phonétique à une écriture alphabétique.

 

L’acquisition du geste graphique

 

Source : Liliane Lurçat

Vers 1 an et demi, l’enfant trace des traits

Vers 2 ans, il est capable de geste croisé. C’est à dire que la vue contrôle la main, le tracé devient intentionnel.

Vers 3 ans et demi, l’enfant maîtrise le sens et affine sa motricité. Il coordonne l’épaule et la main. IL peut réaliser une spirale ou escargot.